Laurent Plassart, pilote, Cyrille Fabry, navigateur

samedi 31 mai 2003
par  Marc salama
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Classement au championnats de France 2003

Classement au championnat du Monde 2003

Son interview MP4


(Laurent Plassart) Nous sommes Bretons de Morlaix et Roscoff, et on court dans la catégorie multiaxe biplace.

On est bien placé, on a gagné dans notre catégorie, notre machine est un peu préparée, ça a peut être fait la différence avec des concurrents, mais on a l’expérience d’avoir été déjà champions en 2000, on a l’habitude de naviguer et voler ensemble, donc ça aide.

La machine, c’est un appareil Américain Coyote. La partie structure a été un petit peu allégée, la partie des traînées, des carénages, le réservoir, préparé pour une lecture plus précise du carburant. Cette année, on a une hélice plus performante, qui nous permet une plage de vitesse plus intéressante. On a l’avantage d’être tous les deux léger, on a un ensemble léger, donc on décolle et on atterrit du "porte-avion" plus facilement.

(Cyrillle Fabry) Mon rôle est la navigation, je suis issu du monde maritime, donc j’ai transposé mon expérience du maritime à l’aérien. En 2000 c’était les balbutiements, on avait quand même fait la première place du podium. Là, j’ai beaucoup plus approfondi, et on est beaucoup plus à l’aise sur les navigations, ce qui libère du stress au niveau du pilotage, et ce qui laisse le pilote s’exprimer beaucoup plus facilement. Avant, Laurent qui a une plus grande expérience que moi, m’assistait en navigation, cette année je l’ai vraiment guidé. Je l’ai mis sur le trait, il n’y a jamais eu de problèmes. C’est ce qui a concrétisé notre première place. La préparation au départ sur PC nous aide beaucoup, parce qu’on a tout prévu, les caps, les routes donc beaucoup moins de charge de travail.

(Laurent Plassart) Le moteur, c’est un 782 Rotax, un petit peu préparé, au niveau de la cylindrée, et un peu allégé aussi, il fait 65 chevaux, un moteur 2 temps bi-cylindres. A l’essence 95 automobile classique. On peut voler à 100 km/h à 8 litres à l’heure. A 150 km/h on passe à 10 ou 12. Hier on a fait une navigation recherche de photos, on était à 90 km/h, on était dans la plage de consommation minimale par rapport au temps. On peut traverser la France quasiment d’une seule traite. On a une autonomie de 3h30 environ, avec un plein réservoir de 50 litres.

Demain on rentre à la maison, on va faire une escale fueling, on compte mettre 5 heures. Confortable en s’arrêtant à Grandville. Vu qu’on est léger, on peut prendre 40 kilos de bagages, c’est plus qu’une brosse à dents, on peut partir avec la petite tente, des bagages pour une semaine.

Plus on a des heures, meilleur est le pilote, c’est évident, mais n’importe qui peut piloter cet appareil. Pour faire de la compétition, il faut plus de préparation. C’est un appareil comme tous les autres ULM, pratiquement de série d’ailleurs. Entre 15 000 et 45 000 euros selon les équipements, pour vous donner une tranche de prix. Je suis professionnel dans l’ULM, je vole depuis 20 ans, et professionnel depuis 16 ans à Morlaix. Je fais de l’école, je suis instructeur, je fais du remorquage de banderoles publicitaires. De la photo aérienne avec West-Ulm.com.

(Cyrillle Fabry) Moi je suis capitaine de 1ere classe dans la marine marchande. J’ai accroché à l’ULM en 99 ; Laurent m’a formé, il m’a trouvé des capacités de navigateur.

Eric Fabry, navigateur, Laurent Plassart, pilote
Montdidier 2003

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