Tour ULM 2009 - Anniversaire Louis Blériot

samedi 21 février 2009
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En hommage à Louis Blériot et en mémoire de l’exploit de sa traversée de la Manche le 25 juillet 1909, première du genre, l’organisation du Tour ULM fête un centenaire en mettant le cap sur l’Angleterre... Départ le 24 juillet 2009

1909 : la première traversée aérienne trans-manche... en ULM !

Louis Blériot en 1909 {JPEG}La compétition pour être le premier à rejoindre la Grande-Bretagne par la voie des airs fait rage en ce mois de juillet 1909. Pourtant, Blériot laisse la priorité à Latham qui s’est engagé dès le 2 juillet.

Au lieu de baser son appareil à Calais, il envoie son Blériot XI à la ferme de Mondésir, à 6 km au Sud d’Etampes. Il y reste du 6 au 8 juillet puis rejoint Douai du 9 au 11 juillet avec son n°XII. Il revient le 12 à Montdésir à partir d’où il gagne le "Prix du Voyage" de l’Aéro-Club de France doté de 4500 Francs en volant jusqu’à Chevilly près d’Orléans sur un parcours de 41,2 km effectué en 44’ 30" à bord du type XI. Son prix sera réparti à raison de 1500 F pour Anzani (moteur) et 1000 F à Chauvière (constructeur de l’hélice).

Sur sa lancée, il remporte le prix Mahieu et le prix de vitesse à Douai le 18 juillet. Le 19 juillet 1909 dans l’après-midi, Louis Blériot s’inscrit dans la course à la Manche et part s’installer à Calais le 21 juillet 1909.
Ayant appris l’échec de Latham qui laisse ce dernier sur la touche pour plusieurs jours, Blériot décide de tenter sa chance pour devancer le Comte de Lambert, un "russe" originaire d’une famille française émigrée avant la Révolution en 1917.

Le Blériot XI {JPEG}Louis Blériot est le premier à traverser la Manche, le 25 juillet 1909 en décollant au lever du soleil, comme l’a exigé le Daily Mail (journal anglais publié depuis 1896, le plus ancien tabloïd) qui est à l’origine du défi. Le tabloïd lui décernera la somme de 25 000 Francs-or mise en jeu.

Malgré une blessure au pied, la traversée s’effectuera en 37 minutes, reliant Les Baraques, près de Calais, à Douvres, aux commandes du Blériot XI qu’il a conçu en collaboration avec Raymond Saulnier, équipé d’un moteur 3 cylindres en éventail à soupapes passives, développant 25 chevaux et fabriqué par Alessandro Anzani.

Le hameau Les Baraques, lieu de son décollage, fait partie de la commune de Sangatte, s’appellera plus tard Blériot-Plage en son honneur.

Louis Blériot aux commandes du type XI {JPEG} La traversée de la Manche bouclée, le fidèle Alfred Leblanc lui avance les fonds pour lancer rapidement la fabrication en série du modèle de cette traversée. Blériot crée une école de pilotage à Pau qu’il choisit pour avoir effectué son service militaire à Tarbes et s’y être marié. Le terrain de Pau est situé dans la lande de Pont-Long à 10 km au nord de Pau.

Après l’exploit qui le rendit célèbre dans le monde entier, Blériot participe au meeting de Reims à l’automne 1909. Par la suite, il cesse le pilotage pour se concentrer sur le développement et l’industrialisation de ses machines. La compagnie Blériot sait très vite tirer partie de la publicité, notamment avec son premier pilote de démonstration, Adolphe Pégoud.

Le 7 octobre 1909 : le gouvernement décide de décerner à 16 pionniers de l’aviation un brevet de pilote. Personne n’osant faire passer un examen à ces pionniers, on prit la liste des pilotes et on les numérota... par ordre alphabétique. Son nom commençant par un B, Louis Blériot se voit attribuer le brevet de pilote numéro 1. L’instauration du brevet de pilote entre en vigueur le 1er janvier 1910.

Le Blériot XI {JPEG}En 1910, il construit l’Aérobus qui inaugure l’ère du transport de passagers. Son pilote d’essai Léon Lemartin bat le record du monde avec 7 passagers.

De 1910 à l’automne de 1913, Blériot retira d’importants bénéfices de sa firme. Les commandes affluèrent et il dut agrandir ses ateliers. Il adopte un mode de vie aristocratique et s’établit dans un hôtel du XVIe arrondissement avec ses sept enfants. Il devient également son propre banquier. Sa renommée outre-manche lui permet de développer ses ventes au Royaume-Uni et met en service à Brooklands une base de montage et de réglage d’avions achetés par l’armée britannique.

Au début de l’année 1911, il est invité à participer au Circuit d’Angleterre au cours duquel ses aéroplanes récoltent près de 100 000 francs.
En mars 1915, afin de satisfaire la demande, Blériot fabrique et fournit 126 avions de sa marque à l’armée française engagée dans la guerre.

En 1917, le groupe Blériot-S.P.A.D., qui regroupe plusieurs firmes, assure 10 % de la production d’avions en France. Blériot achète des sites industriels hors de Paris (comme par exemple à Suresnes dont le bâtiment original existe toujours au début du vingt et unième siècle, intégré dans le centre de recherche d’EADS), devient le banquier de ses sociétés et fait dans l’industrie des loisirs des placements considérables, par exemple à Monte-Carlo. Au total, Blériot produit environ 10 000 avions pendant la première guerre mondiale, équipés par des moteurs Gnome.L'école d'aviation Louis Blériot {JPEG}


Mais Blériot c’est aussi cela

Phare Blériot pour De Dion Bouton {JPEG}

La Moto Blériot 500 STD de 1922 {JPEG}

Les cycles Blériot {JPEG}


Louis Blériot sur Wikipedia

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